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| BROCHURES HEADWAY - INTRODUCTION | ||||||
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Une information claire à disposition des familles : les brochures HEADWAY. Fondée il y a une vingtaine d'année, cette association nationale Anglaise a pour but d'apporter aide, services et informations aux traumatisés crâniens, à leurs familles et à tous ceux qui ont des soins à leur prodiguer. Vous trouverez ici les traductions de brochures créées par HEADWAY :
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| TRAUMATISME CRANIEN ET EPILEPSIE | ||||||
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Cette brochure a été traduite de l’anglais avec l’aimable autorisation Le fait que vous lisiez cette brochure sur la relation existant entre les traumatisme crâniens et l’épilepsie suggère que vous avez ou que quelqu’un que vous connaissez a subi un traumatisme et que l’éventualité d’une crise d’épilepsie a été considérée ou qu’une crise a effectivement eu lieu. Dans un cas comme dans l’autre, l’épilepsie vous apparaîtra comme un fardeau supplémentaire, venant accroître le désarroi et l’anxiété qui découlent d’un traumatisme crânien, un handicap de plus, qui toutefois peut se révéler à long terme plus contraignant que les autres. Le but de cette brochure est d’expliquer brièvement pour quelles raisons des crises d’épilepsie se déclenchent chez certaines personnes ayant subi un traumatisme crânien et de montrer ce qui peut être entrepris pour prévenir de telles crises et quelles sont les mesures et contraintes qui s’imposent. Il est malheureux que l’ignorance et la superstition héritées du passé influencent encore l’attitude d’un grand nombre de gens à l’égard de l’épilepsie et de ceux qui en souffrent. Environ une personne sur deux cents, sur l’ensemble de la population, et une victime de traumatisme crânien sur vingt, souffrent d’épilepsie. Il s’agit donc d’un phénomène répandu, dont les effets sont parfois si discrets que la plupart des gens n’ont pas conscience de sa fréquence. Le substantif épileptique désignant une personne est souvent un terme d’exclusion et devrait être évité, car chacun de nous peut avoir une crise si certaines conditions sont réunies. La différence entre les personnes qui ont de telles crises et celles qui n’en ont pas relève simplement du fait que certains d’entre nous y sont plus sujets que d’autres ; un stimulus moins important suffira alors pour provoquer une crise. Les traumatisme crâniens ont pour effet d’abaisser le seuil de tolérance aux stimuli et de rendre plus probable une crise ; la limite atteinte varie en fonction de la nature du traumatisme crânien, ainsi que de l’emplacement et de la gravité des lésions cérébrales. Cette altération des stimuli nécessaires pour produire une crise peut déboucher sur une probabilité allant de 70 à 80 % après certaines formes de traumatismes crâniens, mais elle peut également ne pas dépasser la moyenne globale de l’ensemble de la population si le dommage subi par le cerveau n’a été que minime. Certaines maladies s’attaquant au cerveau, telle que l’encéphalite virale, peuvent également faire baisser le seuil de tolérance et provoquer des crises.
QU’EST-CE QU’UNE CRISE ? Une crise d’épilepsie est produite lorsque l’activité normale de décharge des cellules nerveuses du cerveau est perturbée. Cette altération de la situation normale peut soit susciter une activité indésirable parmi les cellules voisines, soit empêcher leur activité normale. Ces troubles peuvent se multiplier, comme une réaction en chaîne, avec pour résultat une perturbation globale temporaire du fonctionnement du cerveau. Il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie. La présence d’une activité anormale peut parfois être détectée en mesurant les infimes changements des courants électriques produits par les cellules du cerveau (électro-encéphalogramme ou EEG). Des écarts de voltage soudains peuvent mettre en évidence une zone à risque potentielle, mais même lorsque de telles décharges sont présentes, une crise n’aura pas nécessairement lieu, car un concours de circonstances particulières est nécessaire pour cela. A contrario, on peut être sujet à l’épilepsie même si l’électro-encéphalogramme n’est pas en mesure de le déceler. Pour autant qu’une crise demeure circonscrite à la zone dans laquelle elle s’est déclenchée, il se peut que les phénomènes physiques produits restent légers, voire imperceptibles. La crise en question peut ne se traduire que par la simple crispation d’un doigt mais il s’agit bien d’une crise. A l’autre extrême, si un grand nombre de cellules sont rapidement impliquées dans une activité anormale, ce que l’on qualifie généralement de crise généralisée peut intervenir, avec perte de connaissance, contraction des muscles du tronc et des membres, un tremblement régulier précédant la relaxation et le rétablissement de l’état normal. Entre ces d eux extrêmes, des crises d’une grande variété peuvent avoir lieu, en fonction des cellules nerveuses qui sont précisément touchées. REDUIRE LA PROBABILITE D’UNE CRISE La probabilité d’une crise peut être augmentée par la faim (hypoglycémie), par une hyperventilation, par un essoufflement, par la peur et l’anxiété, par l’alcool et par certains médicaments, cette liste étant loin d’être complète. La probabilité d’une crise peut être réduite grâce à des médicaments anticonvulsivants (antiépileptiques), dont il existe plusieurs types, capables soit d’empêcher la généralisation d’une activité anormale dans le cerveau, soit de relever le seuil de tolérance, au-delà duquel une crise peut avoir lieu. Si des anticonvulsivants ont été prescrits, ils doivent être pris régulièrement non seulement pour réduire la probabilité d’une crise, mais pour éviter également qu’elle se déclenche une fois le médicament abandonné. Lorsque le risque d’épilepsie est élevé, un anticonvulsivant peut être administré à titre préventif, dans l’espoir d’empêcher le déclenchement de toute crise. Dans de tels cas, il est important de savoir pourquoi les médicaments ont été prescrits afin de pouvoir en apprécier la nécessité. La survenue d’une crise isolée peut temporairement ralentir ou arrêter les progrès réalisés depuis le traumatisme, provoquant parfois une régression, mais cette phase est habituellement surmontée à terme. Des crises fréquentes peuvent avoir des conséquences néfastes, c’est pourquoi les médecins s’efforceront toujours d’empêcher les crises en série. Parallèlement à un traitement médicamenteux, il est possible, dans certains cas, de traiter l’épilepsie par la chirurgie, mais c’est là une solution qui reste encore exceptionnelle. Un traitement approprié de la blessure initiale peut contribuer dans une large mesure à réduire la probabilité de voir des crises survenir ultérieurement. Si des crises ont lieu malgré l’administration de médicaments, il convient de demander conseil à un neurologue ou à un neurochirurgien. Un dosage plus élevé ou un changement de médicament peuvent être indiqués. L’administration de médicaments peut être suspendue avec succès dans de nombreux cas, suite à une période sans crise dont la durée est appréciée par le médecin.
DIFFERENTS TYPES DE CRISES Un traumatisme se situant à la surface du cerveau est une cause importante de crise, en particulier lorsque le cerveau a été pénétré par un os ou par un autre objet. Toutefois, certaines parties du cerveau sont beaucoup moins susceptibles de provoquer des crises que d’autres ; c’est pourquoi l’emplacement de la lésion est important. C’est d’ailleurs ce qui détermine également, dans une certaine mesure, si la crise générera des mouvements, des sensations diverses ou des troubles de la parole ou de la vue. Au terme d’une crise, les cellules du cerveau sont saturées et ont besoin d’un certain temps de repos. C’est ce qui explique la persistance de symptômes sur une durée d’une minute à un jour ou plus. Ces symptômes peuvent se manifester par de la faiblesse, des troubles de la sensibilité ou de la parole, ou encore de la somnolence ou une certaine confusion. Néanmoins, dans la majorité des cas ces phénomènes n’apparaissent pas et le rétablissement est rapide. QUE FAIRE EN CAS DE CRISE ? Si vous avez subi un traumatisme crânien et êtes sujet à des crises d’épilepsie, il se peut que vous soyez en mesure de reconnaître les moments où une crise est sur le point de se déclencher et d’avoir le temps de vous asseoir ou de dire à quelqu’un ce qui va se passer. Si vous vous trouvez avec quelqu’un qui a une crise importante, la première chose à faire est d’empêcher la personne de se blesser et d’éviter que d’autres ne s’inquiètent inutilement. La personne qui a une crise doit pouvoir respirer librement et il convient donc de dégager tout vêtement se trouvant autour du cou.
1° si la crise ne semble pas s’arrêter après quelques minutes, 2° si la personne enchaîne une série de crises, 3° si la personne se blesse ;
VIVRE AVEC L’EPILEPSIE Une attitude positive est essentielle pour vivre avec l’épilepsie et pour empêcher qu’elle n’en vienne à dominer toute votre vie. A la suite d’un traumatisme crânien important, l’épilepsie peut être traitée préventivement, elle peut ne se déclencher que rarement ou même jamais. Toutefois, si l probabilité d’une crise est élevée, des restrictions en découleront inévitablement, en vue d’éviter des problèmes aussi bien à la personne concernée qu’aux autres. La restriction la plus fréquente concerne la détention d’un permis de conduire. Les démarches en vue de l’obtention ou de la régularisation du permis de conduire pour une personne handicapée : Vous devez déposer une demande de convocation auprès de la Commission Départementale du Permis de Conduire de la Préfecture ou de la Sous Préfecture de votre domicile. Comprenant :
Vous recevrez une convocation pour visite médicale auprès de médecins de la commission qui détermineront votre aptitude à la conduite. La commission peut nommer un expert (médecin spécialiste agréé) En cas d’avis favorable :
Succès aux épreuves Permis provisoire Permis définitif ou temporaire selon votre pathologie. La validité d’un permis temporaire ne peut excéder 5 ans. Avant sa date d’expiration, il vous faudra faire une demande à la préfecture pour repasser une visite médicale. En cas d’avis défavorable : vous pouvez faire appel et demander une nouvelle visite médicale devant la Commission médicale d’appel. Celle-ci, si elle l’estime utile, transmettra au préfet son avis motivé. Pour toutes ces démarches, adressez-vous à votre préfecture. Au moment de la souscription du contrat d’assurance, il est conseillé de signaler votre handicap. Il est aussi conseillé de souscrire une " Garantie individuelle accident " qui vous couvrira si vous êtes seul responsable en cas d’accident. De nombreuses professions appellent à la nécessité de conduire, cette restriction peut donc avoir des conséquences sur l’emploi d’une personne sujette à de telles crises. D’un autre côté, il existe maintes professions qui demeurent parfaitement ouvertes aux personnes souffrant d’épilepsie, même en cas de crises occasionnelles. LES ENFANTS SOUFFRANT D’EPILEPSIE Les enfants qui ont subi un traumatisme crânien sont particulièrement susceptibles d’avoir une crise d’épilepsie Dans les deux jours qui suivent le traumatisme, après quoi ils pourraient ne plus jamais avoir de crise. Si des crises ont toutefois lieu, il se peut que l’enfant surmonte cette phase avec le temps. Il est important de prendre conscience du fait que l’apparition de crises, tout comme la nécessité de doses importantes d’anticonvulsivants, peuvent perturber les capacités d’apprentissage scolaire d’un enfant, qui ne devrait donc pas sanctionné, sous prétexte qu’il ne donne pas le meilleur de lui-même. Toutefois un handicap intellectuel consécutif à un traumatisme crânien, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte, sera plutôt dû au dommage occasionné lors du traumatisme qu’au déclenchement de crises d’épilepsie ou aux médicaments administrés en vue de maîtriser ces crises. Il est en outre important que la vie d’un enfant soit aussi peu affectée par le risque d’épilepsie que possible. Cela peut être difficile et s’avère parfois tout à fait impossible, mais cela n’en demeure pas moins le but à poursuivre. L’épilepsie due à un traumatisme crânien n’est pas transmise aux générations suivantes et son apparition ne signifie pas forcément qu’une vulnérabilité particulière est latente au sein d’une famille. Il est évident que quiconque présente un seuil réduit de tolérance aux stimuli (probabilité plus élevée) et subit encore un traumatisme crânien court davantage de risques d’avoir une crise d’épilepsie que celui dont la probabilité initiale est de type moyen.
AUTRES SOURCES D’INFORMATION Inévitablement, cette brochure aura laissé de nombreuses questions sans réponses. Ne vous inquiétez pas sans avoir au préalable consulté l’avis d’une personne apte à vous renseigner. Les médecins qui s’occupent de patients ayant subi un traumatisme crânien, les neurologues, ainsi que votre médecin traitant sont familiers avec ce phénomène et vous aideront volontiers. Ce phénomène est également connu des membres des Associations qui existent dans votre région. N’oubliez pas de parler de ce problème avec d’autres, c’est déjà commencer sinon à le résoudre, du moins à mieux l’approcher. |
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