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| BROCHURES HEADWAY - INTRODUCTION | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Une information claire à disposition des familles : les brochures HEADWAY. Fondée il y a une vingtaine d'année, cette association nationale Anglaise a pour but d'apporter aide, services et informations aux traumatisés crâniens, à leurs familles et à tous ceux qui ont des soins à leur prodiguer. Vous trouverez ici les traductions de brochures créées par HEADWAY :
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| LE TRAUMATISME CRANIEN LEGER | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1. CONTEXTE | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
Classification. Russell (1961) propose une classification en fonction de la gravité du traumatisme crânien, basée sur la durée de l’amnésie post-traumatique (APT). Les traumatismes bénins auraient une APT de moins d’une heure et les traumatismes graves de plus de 24 heures ; entre les deux, on trouverait les traumatismes moyens. Les traumatismes bénins ou moyens pourraient donc être qualifiés de " légers ". Cependant, il est souvent difficile de dire si l’APT a été de courte durée (Fortuny et al 1980) surtout dans un service des urgences très chargé. Même s’il s’agit du seul indicateur fiable de la gravité d’un traumatisme (Brooks 1984), il n’y a pas que cela qui compte dans l’établissement du pronostic et des premiers besoins post-traumatiques. Il est clair, par exemple, que l’on peut rencontrer des symptômes post-commotionnels similaires dans les trois mois suivant l’accident chez des patients ayant subi un traumatisme crânien léger et un an après le traumatisme dans des cas plus graves avec une évolution satisfaisante (voir cas 2). La classification du traumatisme crânien léger basée sur l’Échelle de Coma de Glasgow (traumatisme crânien léger = 13-15) n’est pas non plus idéale à cause des plafonds (manque de sensibilité de l’échelle à son extrémité supérieure). Par conséquent, il peut être intéressant d’associer l’APT (moins de 24 heures) et la durée du coma (perte de conscience de moins de 15 minutes) (Medical Disability Society, 1988), sachant que des symptômes post-commotionnels peuvent se produire en dehors de toute perte de conscience (voir la partie 3 : " Conséquences des traumatismes crâniens légers "). Incidence |
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| 2. CONSÉQUENCES DES TRAUMATISMES CRÂNIENS LÉGERS | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
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La majorité des patients subissent une perte de conscience qui, pour beaucoup, dépasse les 15 minutes (Medical Disability Society, 1988). En réalité, il peut s’agir seulement d’un bref état comateux. Dans toutes ces situations, le souvenir de l’accident ayant provoqué le traumatisme est incomplet et l’amnésie dure plus de 24 heures. Les traumatismes crâniens légers répétés dans des sports comme la boxe (Barth et al 1989) ou autre (Gronwall et Wrightson 1975) risquent d’avoir des effets cumulés. Des séquelles post-commotionnelles peuvent en résulter sans perte de conscience (mais avec une perturbation de la conscience). Celles-ci comprennent notamment le syndrome cervical traumatique (coup du lapin) et les traumatismes sportifs qui n’empêchent pas les athlètes de finir le jeu, mais entraînent une perte de la concentration, un certain degré de confusion, une amnésie et éventuellement la perte du souvenir de l’accident. Ces signes apparaissent immédiatement après le traumatisme (Barth et al 1989). Amnésie post-traumatique (APT) Elle peut se définir comme la durée de la perte de la mémoire continue des événements au jour le jour. En pratique, cela peut être difficile à évaluer avec précision, particulièrement si l’amnésie est de courte durée. De plus, il peut y avoir des facteurs de confusion comme l’ivresse éthylique. L’APT peut être mesurée par la durée de la confusion et de la désorientation ainsi que de la difficulté à acquérir de nouvelles informations (Fortuny et al 1980). Parfois les patients ont des " sursauts " de mémoire pour des événements intervenant pendant leur amnésie, mais cela ne veut pas dire pour autant que celle-ci soit terminée (Russell et Nathan 1946). À titre d’exemple, ils pourront se rappeler qu’un proche est venu leur rendre visite la veille, mais non ce qu’ils auront mangé au déjeuner le jour même. Le Test d’Amnésie et d’Orientation de Galvenson donne une check-list qui permet de déterminer comment évoluent la désorientation et la confusion avec le temps (Levin et al 1986). Neuropathologie et scanners CT et MRI Symptômes post-commotionnels Troubles cognitifs La durée de ces troubles est incertaine, mais ils sont généralement manifestes dans la semaine qui suit le traumatisme. Les déclarations selon lesquelles ils persisteraient pendant des semaines ou des mois après un traumatisme crânien léger restent encore à confirmer par des études officielles (Binder 1986). Séquelles psychologiques
Litiges et simulation Pendant un certain moment, il y eu un débat sur la question de savoir si les symptômes post-commotionnels avaient un fondement organique ou fonctionnel et s’ils étaient liés à la question des dédommagements en cours (ex Miller 1961 ; Symonds 1962). D’après des études de neurophysiologie, neuropathologie et neuropsychologie, des troubles cérébraux peuvent se produire même après des lésions très minimes (voir Binder 1986). Certaines études officielles révèlent l’existence de troubles neuropsychologiques et de symptômes post-commotionnels avec une fréquence relativement élevée chez des patients souffrant de traumatismes crâniens légers en l’absence de toute affaire de dédommagement en cours (McMillan et Glucksman 1987). Un certain nombre de rapports indiquent également que le règlement financier n’arrête pas nécessairement les symptômes post-commotionnels (voir Binder 1986). Des facteurs psychogéniques peuvent jouer (voir partie précédente), mais ils ne peuvent à eux seuls expliquer les résultats. Le temps écoulé depuis le traumatisme peut être un facteur important ; on peut voir apparaître un ensemble de symptômes peu après le traumatisme crânien, qui peuvent être d’origine organique. Ceux-ci peuvent se résorber dans les semaines ou les mois qui suivent le traumatisme, mais ils peuvent aussi persister à cause de facteurs psychologiques tels que l’anxiété ou l’humeur. Plus ces symptômes durent après le traumatisme, plus il est probable que des facteurs psychologiques sont en jeu (Lishman 1988). Ceci est important dans la mesure où une intervention appropriée à un stade précoce permet de les prévenir ou de réduire leur impact (voir 4, Interventions après le traumatisme). Ceci ne concerne pas, bien évidemment, les patients plus gravement blessés qui se sont bien rétablis, mais qui, 6 à 12 mois après le traumatisme, présentent des troubles légers ou moyens. Un examen neuropsychologique permettra de faire la distinction entre les répercussions d’un traumatisme crânien léger et la simulation ou d’autres formes de troubles fonctionnels.
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| 3. INTERVENTIONS APRÈS LE TRAUMATISME | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
Généralement, la plupart des patients souffrant d’un traumatisme crânien léger sont reçus dans le service des urgences, sans être gardés pendant 24 heures. Une petite fraction d’entre eux (peut-être 10 %) sont gardés en observation pendant une ou deux nuits, puis renvoyés chez eux. Ils n’auront aucun suivi sauf complication psychiatrique (ce qui est rare) ou blessure physique (généralement orthopédique). Ils reçoivent très peu de conseils, ce qui explique en partie que ces patients et, surtout leur famille, ne comprennent pas les troubles post-commotionnels. Il est évident que, dans la majorité des cas, ces conseils doivent être limités. Mais les recommandations ci-dessous peuvent réduire les séquelles psychologiques et éclairer les institutions sur la conduite à adopter au départ en cas de problème. Il faut recommander aux patients de ne pas boire d’alcool, ceux-ci étant plus sensibles à l’alcool, qu’ils tolèrent moins bien à cause de leur accident. |
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| 4. PRÉVENTION DES SÉQUELLES POST-TRAUMATIQUES SECONDAIRES | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
Informations/conseils aux patients et aux proches (brochure). ** Wrighton (1989) décrit un centre de consultation externe dépendant de l’hôpital d’Auckland qui voit 350 nouveaux patients par an. L’équipe comprend un médecin, un neuropsychologue, une assistante sociale, un psychiatre une matinée par semaine et l’accès à d’autres professions médicales si nécessaire. On considère qu’il s’agit là de l’effectif minimum. La Medical Disability Society (1988) suggère une équipe de la même composition pour le suivi des patients souffrant d’un traumatisme crânien.
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| 5. EXEMPLES DE CAS | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
Cas 1 : traumatisme crânien léger. Un avocat de 30 ans avait perdu conscience pendant quelques minutes après s’être cogné la tête contre celle d’un autre joueur pendant un match de football. Il avait été emmené au service des urgences et gardé en observation pendant 24 heures. L’amnésie post-traumatique avait duré 3-4 heures. Il était ressorti le lendemain et était retourné travailler moins de deux jours après l’accident. Il souffrait de céphalées, mais d’aucun autre symptôme persistant. Dans les semaines qui suivirent, il fit des erreurs dont ses clients se plaignirent et perdit même des affaires. Il devint fatigué sans raison et irritable ; sa concentration et ses pulsions sexuelles diminuèrent. Il perdit confiance en lui, devint déprimé et se mit à boire davantage. Constatant un changement d’attitude à son égard (désintérêt et irritabilité) et une diminution de leurs rapports sexuels, sa femme finit par le soupçonner de la tromper, sans faire le rapprochement avec le traumatisme qu’il avait subi. Cas 2 : traumatisme crânien grave avec une bonne issue. Une jeune fille de 19 ans avait subi un traumatisme crânien important dans un accident de la route. Elle était resté inconsciente pendant deux semaines, puis amnésique pendant 4 autres semaines. Elle avait déjà son bac et faisait des études supérieures. Après avoir " bien " récupéré, elle reprit ses cours de seconde année, six mois après son traumatisme, mais échoua à tous ses examens. De très légers troubles cognitifs et troubles de la personnalité l’empêchaient de faire face à la situation à la fois sur le plan social et dans son école. Ensuite, elle se plaignit d’un manque de confiance en elle et, un an après son traumatisme, une dépression était diagnostiquée. Les entretiens effectués à ce moment-là montrent qu’elle était irritable, sarcastique, égocentrique et fatigable. Elle avait très peu de troubles de la mémoire, mais sa capacité à traiter les informations était plus sérieusement altérée. Elle s’était retrouvée complètement isolée alors que c’était une jeune fille extravertie, ayant beaucoup de succès, qui était le boute-en-train de toutes les soirées. On la conseilla sur sa carrière et ses activités sociales. Au bout de 18 mois, les choses étaient plus claires ; sa faculté de faire face aux activités quotidiennes et son humeur s’améliorèrent. Elle ne reprit pas ses études actuelles, mais entra à l’École du Cordon Bleu. Si ses facultés cognitives se sont améliorées, sa capacité à traiter rapidement les informations est restée faible. |
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