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| LA REEDUCATION READAPTATION | |||||||
| Est-ce que le blessé va récupérer ? | |||||||
Lors d’un traumatisme crânien grave, il y a un certain nombre de cellules du cerveau qui sont complètement détruites. D’autres ne sont qu’abîmées et peuvent ensuite se remettre à fonctionner. Il y a également des cellules qui peuvent très progressivement changer de rôle et remplace en partie celles qui sont détruites. Le processus de récupération du blessé est complexe et il faut laisser du temps à la rééducation et à la réadaptation avant de se prononcer avec précision sur l’état des lésions et donc sur le devenir et la récupération du blessé. Les progrès sont souvent très lents et la rééducation devra se poursuivre sur plusieurs mois voire des années. |
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| LES TROUBLES PHYSIQUES | |||||||
Le cerveau est composé de deux hémisphères droit et gauche d’où partent les voies nerveuses qui commandent les mouvements de la moitié du corps opposé : on parle d’hémiplégie Chez le droitier, l’hémiplégie droite s’accompagne les plus souvent de troubles du langage (compréhension, expression). Si il a une hémiplégie gauche, il peut avoir des difficultés : à prendre conscience de sa paralysie, Mouvements involontaires des membres et perte de l’équilibre. Le tonus de certains muscles peut être exagéré et peut provoquer une contraction excessive, une crispation des doigts, un fléchissement ou une raideur d’un membre : on parle de spasticité. On peut la traiter au moyen de médicaments, de traitements chirurgicaux et principalement par de la rééducation. Le blessé peut avoir une atteinte du cervelet ou une atteinte de la perception de la position de son corps dans l’espace. Ces troubles de l’équilibre peuvent diminuer par une rééducation très active. Un ensemble de signes apparaissent quand le cervelet est blessé. Il peut comprendre des difficultés des gestes et des troubles de l’équilibre, des troubles de la parole. Diminution de la vue. Que peut-on faire ? Le blessé peut loucher, il s’agit d’une atteinte des nerfs qui commandent les mouvements des yeux et des paupières qu’on appelle les nerfs de l’oculo-motricité. Le blessé peut voir double. Lorsqu’il existe un défaut de parallélisme, les deux images que voient les deux yeux sont dissociées. Le blessé peut avoir une hémianiopsie et ne voit pas du tout dans une moitié de son champ visuel. Le blessé peut avoir une négligence visuelle. Ces atteintes peuvent être rééduquée avec des exercices de rééducation et d’orthoptie. Le blessé ne semble pas voir, il peut avoir une atteinte du centre cérébral de la vision. Diminution de l’odorat et du goût. Pourquoi ne sent-il plus les odeurs ? Pourquoi a-t-il perdu le goût des aliments ? Le blessé souffre d’une anosmie par atteinte du nerf olfactif. Ce trouble peut être définitif s’il persiste plusieurs mois après l’accident. Le nerf gustatif du blessé peut être atteint. Pourquoi avale-t-il souvent de travers et tousse-t-il quand il boit ? Que faire quand il suffoque ? Le blessé a une paralysie ou un défaut de coordination des muscles de la déglutition. Si le blessé a avalé de travers il faut : s’il est assis, vous place derrière lui et appuyer brusquement et assez fortement avec vos deux mains à plat l’une sur l’autre sur la région de l’estomac vers le haut. La pression fera ressortir la particule alimentaire qui le gêne pour respirer, Crises d’épilepsie Les cellules du cerveau ayant une activité électrique, la crise d’épilepsie peut provoquer une perte de connaissance, des troubles de la conscience accompagnés ou non de chute ou de mouvements saccadés des membres. Elle est la conséquence de cicatrices du traumatisme cérébral. Elle peut survenir plusieurs mois après le traumatisme. En cas d’épilepsie : allonger le malade sur le côté, la tête légèrement fléchie en avant, |
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| LES TROUBLES NEUROPSYCHOLOGIQUES | |||||||
1) Ils peuvent être d’ordre cognitif : Perte de mémoire : Le blessé peut perdre la capacité d’enregistrer les faits nouveaux. Des stratégies de compensation peuvent être mises en place quand on a évalué les troubles de la mémoire, on peut se servir d’un agenda pour noter les taches, d’un petit magnétoscope pour rappeler les actions à entreprendre, de moyens mnémotechniques pour se rappeler un nom, un visage…. Il faut aider le blessé à retrouver sa mémoire en lui racontant son histoire, lui expliquer qu’il a eu un accident, s’aider au moyen de photos, de repères quotidiens : agenda, l’ aider à raconter sa journée en lui donnant des indices… Difficulté à comprendre, à lire, à écrire : Le mutisme : le blessé ne parle pas du tout. Les aphasies avec des troubles de la compréhension, la signification des mots n’existe plus, les mots peuvent être déformés ou inventés, un mot peut être utilisé à la place d’un autre. Les troubles de l’articulation et de la voix. Les troubles de la communication évoluent de façon lente, la récupération peut être totale, mais des séquelles peuvent persister. Ne pas parler à sa place, essayer de comprendre et s’assurer qu’il a compris ce qu’il a dit, ne pas mélanger les sujets de conversation, ne pas parler plusieurs à la fois, expliquer les difficultés à l’entourage. la lenteur,
variations de l’humeur, irritabilité, Le comportement affectif et social change chez la personne traumatisée ? La région frontale sur laquelle se porte souvent le choc du traumatisme est responsable des prises d’initiatives dans la vie quotidienne, de notre adaptation au monde extérieur et de nos réponses logiques face aux situations rencontrées. Lorsque cette région est lésées, on dit qu’il y a syndrome frontal. Les conséquences du syndrome frontal peuvent être diverses : le blessé est désinhibé : il imagine des histoires, il répète souvent les mêmes histoires, il est distrait et a du mal à se concentrer. Son comportement est parfois gênant : il est familier, il se met en colère sans motif. La vie familiale et sociale devient parfois très difficile. Le blessé est inhibé : il ne prend aucune initiative, n’a plus d’imagination, semble indifférent à tout. Toutes ces séquelles physiques, cognitives et affectives vont influencer les relations avec le milieu social et familial. Nous devons nous adapter à cette nouvelle personnalité et réorganiser la vie en fonction des besoins nouveaux. Ces troubles peuvent évoluer avec le temps et diminuer par une stratégie adaptée à ces troubles. |
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| AUTRES CHAPITRES | |||||||
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